C’est normal de vouloir que votre jeune ait une bonne expérience au soccer

avril 24, 2015 Aucun commentaire »
C’est normal de vouloir que votre jeune ait une bonne expérience au soccer

Lorsqu’on inscrit son enfant à un sport ou à une activité, on s’attend inévitablement à ce qu’il soit bien traité et encadré. Or, rien n’est garanti lorsqu’il est question de coaching, d’autant plus que bon nombre d’entraîneurs de quartier sont des bénévoles.

Est-il raisonnable pour les parents d’avoir des attentes? Et si oui, quel genre d’attentes est-il raisonnable d’avoir?

L’équipe de soccer sans passion

Je parlais récemment avec la mère d’un jeune de 11 ans qui joue au soccer. Manifestement, la saison ne se passait pas très bien. L’équipe gagnait certains matchs, en perdait d’autres, mais ce n’est pas ce qui la dérangeait : un malaise général s’était installé dans l’équipe.

Elle a abordé la question avec les autres parents, discuté des petites choses qui n’allaient pas : le fait que les jeunes ne se donnaient pas à fond, qu’ils montraient moins d’enthousiasme qu’avant, que les autres équipes semblaient s’améliorer plus rapidement. « Ça ne me fait rien qu’ils perdent, mais ça me fait quelque chose qu’ils ne sont pas en train d’apprendre », m’a-t-elle confié.

Le premier d’une série sur les attentes des parents au soccer

Cet article est le premier d’une série de quatre sur les choses que peuvent faire les parents pour s’assurer que leurs enfants aient une bonne expérience au soccer.

À lire prochainement :
Les désirs de l’enfant avant ceux des parents
Comment savoir si votre enfant a du plaisir et se développe
• Comment communiquer avec les entraîneurs

Plusieurs parents reconnaissaient que les choses n’allaient pas très bien, mais personne n’était prêt à dire quelque chose. Tout le monde semblait avoir fait une croix sur la saison.

La question se posait pour cette mère : les parents étaient-ils en droit de s’attendre à plus pour leurs enfants? Les parents avaient-ils raison d’exiger davantage des entraîneurs?

Des murmures sur les lignes de côté

Si vous avez des enfants qui font du sport de compétition, vous avez peut-être vécu une situation semblable. Des saisons où l’on sent un certain malaise chez les parents.

La plupart des parents dans cette situation sont respectueux des entraîneurs, mais leurs commentaires révèlent leur insatisfaction.

La plupart du temps, les parents choisissent de ne rien dire. Si la situation n’est pas critique (intimidation, comportement inapproprié, abus de pouvoir), les parents se résignent à l’idée qu’il vaut mieux ne pas brasser la cage. C’est là qu’on commence à entendre des commentaires comme « on va espérer mieux la saison prochaine », ou le classique « c’est juste un jeu ».

Ces commentaires calment les ardeurs pour un temps, mais ne satisfont personne. Et rien ne s’améliore pour les enfants.

Des attentes légitimes

Si le comportement déplacé de certains parents fait régulièrement les manchettes, il demeure que la grande majorité des parents respectent les entraîneurs de leurs enfants. Comme la plupart des entraîneurs sont des bénévoles, les parents savent très bien qu’ils donnent de leur temps et qu’ils souhaitent réellement faire ce qu’il y a de mieux pour les enfants.

Les parents se retrouvent alors dans une situation délicate. Car s’ils font savoir que l’expérience de leur enfant laisse à désirer, ils insinuent qu’ils sont mécontents du travail de l’entraîneur, ce qui les place dans une position difficile.

Mais les parents ont raison de vouloir que les choses s’améliorent pour leurs enfants. Le problème, c’est qu’ils n’ont pas les connaissances ni les bons mots pour tenir une conversation constructive entre eux, encore moins avec les entraîneurs.

Comme entraîneur de longue date auprès d’enfants et d’athlètes olympiques, je peux vous dire que les entraîneurs le savent quand il y a un malaise dans l’équipe. C’est une situation inconfortable, et, comme les parents, les entraîneurs manquent souvent d’outils ou de mots pour améliorer les choses.

Trois choses à faire

Si tout ne se passe pas parfaitement dans l’équipe de votre enfant, voici trois choses que vous pouvez faire :

  1. Placez les désirs et les besoins de l’enfant avant les vôtres
  2. S’assurer que votre enfant a du plaisir et développe ses habiletés
  3. Communiquer avec les entraîneurs

En suivant ces démarches, les parents peuvent amorcer des discussions constructives et respectueuses qui permettront d’améliorer l’expérience des enfants et de toutes les personnes concernées, y compris les entraîneurs.

Prochain volet de la série : pourquoi il faut écouter les besoins des enfants et non les vôtres.

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