Course : Comment enseigner aux enfants à bien sprinter

août 14, 2016 1 Commentaire »
Course : Comment enseigner aux enfants à bien sprinter

La course, et plus particulièrement le sprint, est une habileté fondamentale utilisée dans une multitude d’activités. Celui qui sait bien sprinter aura plus de facilité à pratiquer tout un éventail de sports et d’activités faisant appel à cette sorte de course.

Avez-vous déjà assisté à des olympiades ou à une journée sportive à l’école de votre enfant? Avez-vous remarqué que certains sont manifestement de meilleurs sprinters? Non seulement ils courent plus vite, mais ils ont meilleure allure quand ils courent. On peut remarquer le même phénomène au soccer ou même lorsque les enfants jouent à la tague.

Par contre, lorsqu’on observe d’autres enfants, on croirait voir une masse incohérente de bras et de jambes fouettant l’air, leur tête ballottant d’un côté à l’autre sans contrôle.

Qu’est-ce qui explique cette différence?

Ce n’est pas que les enfants qui ont une bonne technique sont des sprinteurs nés. C’est simplement que contrairement aux autres, ils ont su développer une bonne technique de course à un certain moment de leur vie. En fait, la plupart des enfants ne se font jamais enseigner comment bien courir.

Les bases du sprint

Voici les éléments fondamentaux d’un bon sprint :

  1. Garder le torse droit et à la verticale.
  2. Tenir la tête droite, tout en relâchant les muscles du visage et du cou.
  3. Fléchir les coudes à 90 degrés.
  4. S’imaginer qu’on tient délicatement un petit oiseau dans chaque main.
  5. Bouger les bras en alternance de manière à ce que les mains aillent des hanches au menton, et les garder proches des flancs.
  6. En bougeant les bras, garder les épaules droites, mais relâchées.
  7. À chaque foulée, lever le genou avant bien haut et déplier complètement la jambe arrière pour obtenir une puissance maximale.
  8. Au début du sprint, faire de petites foulées rapides. Augmenter la distance des foulées à mesure qu’on gagne en vitesse.

Comment enseigner les bases aux enfants

Vous pouvez enseigner cette technique de base à des enfants de sept ans et plus sans leur faire un cours d’anatomie. Il suffit de les guider pendant qu’ils courent.

  1. Placez-vous devant les enfants et expliquez-leur que vous allez courir ensemble sur place pour vous entraîner à courir plus vite.
  2. Commencez par jogger doucement sur place, assurez-vous qu’ils sont bien face à vous.
  3. Soulignez le fait que vos coudes sont pliés à 90 degrés. Vérifiez que leurs coudes sont aussi bien pliés à 90 degrés.
  4. Expliquez-leur qu’ils devraient imaginer qu’ils tiennent délicatement un petit oiseau dans chaque main. Leurs mains doivent être un peu fermées, mais pas serrées.
  5. Dites-leur de bouger leurs mains des hanches au menton en alternance (voir la description ci-dessus). Faites une démonstration du mouvement et vérifiez qu’ils le font correctement.
  6. Accélérez légèrement votre mouvement, et montez bien les genoux. Demandez-leur de bien monter les genoux.
  7. Pour finir, demandez-leur de courir très vite sur place pendant cinq secondes (comme s’ils faisaient une course).
  8. Observez leurs mouvements quand ils accélèrent, et rappelez-leur des points au besoin (« garde la tête droite, plie tes coudes, va des hanches au menton, monte tes genoux, etc. »).

Si vous enseignez aux enfants de cette façon, leurs yeux enregistreront à quoi ressemble un bon sprint, leurs corps mémoriseront la sensation et leurs oreilles se souviendront des commandes décrivant les principaux éléments de la technique.

Félicitations! Vous venez d’aider une nouvelle génération à bien courir. De la tague au soccer, ils utiliseront cette habileté essentielle d’un nombre de façons qui dépasse l’imagination.

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Un Commentaire

  1. Temkeng Colince janvier 22, 2017 at 2:36 - Reply

    D’ailleurs, la notion de performance, bien évidemment relative à chacun, ne devrait en aucun cas conditionner le sentiment d’appartenance à la communauté running. A force de banaliser la performance et les distances, on finirait parfois par oublier d’où l’on vient et qui l’on est, générant par là même un sentiment de frustration pour bon nombre de coureurs qui ne se sentiraient pas à la hauteur de la pression sociale omniprésente.

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