Un papa, c’est un superman sans sa cape! Des témoignages d’athlètes émouvants…

mai 31, 2016 Aucun commentaire »
Un papa, c’est un superman sans sa cape! Des témoignages d’athlètes émouvants…

Ils n’ont pas compté toutes ces heures passées dans les arénas, les gymnases, les salles de danse, les terrains de baseball, de soccer et de football. Le rôle d’un père est primordial dans la vie d’un athlète. Un papa, c’est un symbole de force et de détermination, un guide d’aventure et un genre superman sans sa cape. Un Clark Kent finalement! Les sportifs ont besoin du soutien de leur père et de sa présence pour se développer et vivre des moments uniques qui resteront gravés dans leurs mémoires.

Des athlètes qui sont devenus parents et qui s’impliquent à leur tour ont accepté de rendre hommage à leur paternel. Nous profitons de la Fête des pères pour souligner tous les efforts et sacrifices consentis par les pères d’athlètes!

Voici cinq témoignages émouvants.

Patrick Leduc
Analyste soccer à RDS

De quoi rendre un père fier :
Père de deux enfants, un garçon et une fille
11 saisons et 222 matchs avec l’Impact de Montréal

Mon père a commencé les sports tardivement. Avoir des enfants lui a donné la motivation et lorsqu’il était jeune papa, il a commencé à courir des marathons, faire du vélo et du ski de fond. En ce sens, c’est un modèle de persévérance. Dans ma jeunesse, je n’étais pas toujours le premier sélectionné ni le joueur-étoile mais j’ai progressé avec les années. Même si mon père n’a jamais joué au soccer, il fut un de mes premiers entraîneurs et on allait voir les matchs de l’Impact ensemble. Il a su créer un environnement pour me permettre de déployer mes ailes. Il m’a donné les outils pour devenir combatif tout en cultivant mon sens de la compétition pour m’aider à passer chez les pros. Il est toujours présent pour moi aujourd’hui et on aime bien jouer au golf ensemble.

Comme je suis papa de deux enfants, c’est à mon tour de leur inculquer de belles valeurs. Je suis l’entraîneur de soccer de mon garçon de 12 ans. Il est inscrit au sport-études. En ce qui concerne ma fille, elle est passionnée de ballet et entre dans un programme intensif qui exige trois entraînements par semaine. On encourage nos enfants à jouer dehors et on a une règle pour eux : s’ils ne vont pas faire une activité dehors, ils n’ont pas le droit de jouer aux jeux vidéo!

Kim St-Pierre
Retraitée du hockey féminin

De quoi rendre un père fier :
Mère de deux garçons
Trois médailles d’or avec Équipe Canada.
En 2008, Kim est devenue la première femme à participer à un entraînement avec les Canadiens de Montréal, prenant la place du gardien de but Carey Price qui était malade.

Mon père a eu une très grande influence sur mon développement en tant qu’athlète. Il a montré l’exemple à moi et mes deux frères en faisant des triathlons, du vélo  et en jouant au hockey. Mon père est un modèle pour nous et ça m’a donné envie de suivre ses traces. On avait une grande cour et on passait notre temps à jouer dehors. On y pratiquait divers sports, ce qui nous a aidés à développer plusieurs habiletés. Lorsque j’ai commencé à jouer au hockey à l’âge de 8 ans, il me supportait et me suivait dans les arénas. Même si j’étais la seule fille dans une équipe de garçons, il m’a toujours encouragé et n’a jamais cessé de croire en moi. Ça m’a donné les outils pour pousser plus loin et devenir une meilleure athlète.

J’espère que mes enfants aimeront le sport autant que moi. Mon garçon de 4 ans sera bientôt initié au soccer. On a la chance d’habiter en face d’un parc et on en profite au maximum. On apporte des ballons et on joue en famille pour aider nos garçons à développer leur côté moteur. De plus, on tente de les inciter à faire des activités à l’extérieur  et on aime y participer. En tant que parent, le fait de s’impliquer en donnant du temps et en participant aux activités de nos enfants, c’est une recette gagnante!

Marc Griffin
Analyste baseball à RDS

De quoi rendre un père fier :
Marc a fait partie de l’équipe de baseball du Québec, championne du Canada en 1986 et 1987.
Il a participé aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988 et a signé un contrat avec les Dodgers de Los Angeles la même année.
Père de trois garçons.

J’ai grandi en étant le plus jeune d’une famille de quatre garçons. Même si mon père n’est pas celui qui m’a encouragé dans les sports, il m’a appris la discipline et il est très fier de mes accomplissements. Il a influencé la façon dont j’agis avec mes trois garçons. Je tente d’inculquer de bonnes valeurs à mes enfants et leur montrer à garder une bonne attitude dans la vie pour bien transposer le tout dans le sport. Le départ des Expos de Montréal en 2004 m’a fait décrocher temporairement du baseball mais mon plus vieux, qui est né l’année précédente, m’a redonné une étincelle en 2006 en pratiquant le baseball en ma compagnie. Ce sport passionnant a ensuite repris la place qu’il avait dans mon cœur. Me lancer à la balle avec mes trois garçons, c’est du pur bonheur! On essaie de redonner à nos enfants en les aidant à mordre dans la vie, en tentant de les aider à garder confiance en eux et de profiter des occasions qui leurs sont offertes. Nos enfants ont une grande influence dans nos vies!

Denis Gauthier
Analyste hockey à RDS

De quoi rendre un père fier :
Père de trois enfants, deux garçons et une fille
10 saisons dans la LNH

Mon père est un bel exemple de discipline et de persévérance. Ancien culturiste et lutteur professionnel, il a toujours pris soin de sa santé. Il a fait face à plusieurs défis mais il a tout bâti par lui-même. Mon père était propriétaire de deux gymnases et il a été préparateur physique pour plusieurs athlètes incluant des joueurs de la LNH. C’était un expert en ce qui concerne la machine du corps humain. Mon père était avant-gardiste et il était vu comme un entraîneur étrange il y a 30 ans mais les types d’entraînements qu’il donnait à l’époque sont communs de nos jours. À 73 ans, mon père donne encore des cours de boxe et il est incapable de prendre sa retraite!

Dans ma jeunesse, il m’a montré à être prêt physiquement et m’a initié rapidement à l’entraînement. On a appris l’importance de bien manger et de prendre soin de notre corps. Mon père travaillait six jours par semaine et il n’avait pas toujours le temps de voir mes matchs. Par contre, il s’assurait que je ne manque de rien et il venait me reconduire à l’aréna. Je passais beaucoup de temps au gymnase en sa compagnie. On faisait du vélo et on se lançait à la balle. Mon père était dédié à sa famille. Il m’a laissé progresser à mon rythme et ça m’a montré à faire mon propre chemin.

Maintenant, j’ai l’occasion de faire la même chose avec mes enfants. On passe beaucoup de temps dans les arénas et sur les terrains. Mon plus jeune joue au hockey et mon plus vieux a choisi le baseball. Ma fille vient de découvrir le soccer. Nos fins de semaines sont consacrées aux pratiques mais ce n’est pas une corvée pour moi et ma femme puisqu’on les supporte à travers leur passion pour le sport. Comme mes parents l’ont fait pour moi, j’essaie de donner le plus de temps possible à mes enfants et je souhaite qu’ils fassent leur propre parcours. Le temps passé en famille est précieux!

Matthieu Proulx
Analyste football à RDS

De quoi rendre un père fier :
Père de deux filles
Deux coupes Vanier avec le Rouge et Or de l’Université Laval
Six saisons avec les Alouettes et deux coupes Grey

Mon père m’a influencé très positivement. C’est mon fan numéro un! Même s’il habitait loin, il était présent à tous mes matchs au niveau collégial et universitaire. Il était une source de réconfort et de soutien tout au long de ma carrière. Mon père m’a aidé à développer mes habiletés physiques dès mon jeune âge. Je jouais dans des équipes de baseball à l’âge de cinq ans et mon père a déjà été mon entraîneur.
Mes parents nous impliquaient dans des activités sportives variées. On s’adonnait entre autres, au golf et au patinage de vitesse. On ne faisait pas que jouer, on regardait plusieurs sports également. Mon père m’a transmis l’amour du sport et le goût de bouger. Il a toujours été impliqué dans mon parcours d’athlète. C’est une raison pour laquelle j’ai connu du succès.

Maintenant que je suis papa de deux filles, je tente de leur transmettre cet amour pour le sport et de leur donner de bonnes habitudes. On fait des choses simples en famille, comme aller à la garderie à pied , en trottinette ou en vélo. On passe nos journées à l’extérieur. Les filles aiment aller au parc pour glisser, se balancer, grimper dans les modules et jouer au ballon. Ce sont de petits gestes au quotidien qui permettent de montrer l’exemple à nos enfants et qui font toute la différence!

En terminant, de mon côté, mon père a toujours été là pour m’encourager dans le sport. Comme l’intérêt des filles pour le baseball n’était pas ce qu’il est aujourd’hui, je jouais dans des équipes masculines. Mon père m’a montré à être confiante, à foncer et ne pas avoir peur de faire compétition aux garçons. Il m’a donné les munitions pour surmonter les épreuves dans le sport en plus de m’aider à développer la littératie physique. Mon conjoint et moi tentons de donner autant d’outils à notre garçon.

Merci Michel, merci papa et bonne Fête des pères à tous les papas!

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