Si le fait de rendre nos enfants physiquement actifs améliore leurs notes à l’école, alors pourquoi ne commence-t-on pas dans chaque école?

octobre 6, 2014 Aucun commentaire »
Si le fait de rendre nos enfants physiquement actifs améliore leurs notes à l’école, alors pourquoi ne commence-t-on pas dans chaque école?

Les études sont sans appel : si les enfants bougent à l’école, les résultats scolaires seront meilleurs. C’est ce qui est invoqué dans l’article « Batir un meilleur cerveau » qui vient de paraître dans le Globe and Mail (en anglais).

L’article cite John Ratey, de l’école de médecine de Harvard, expert en neuropsychiatrie reconnu à l’échelle mondiale :

Si vous voulez améliorer les performances aux examens, et nous avons des preuves à l’appui — des preuves en béton – la clé est d’inclure dans l’emploi du temps, du conditionnement physique dans la journée.

Et nous savons que les enfants qui sont dotés de la littératie physique, qui ont développé des compétences physiques et qui bougent avec confiance recherchent des occasions d’être physiquement actifs.

Ne pas développer la littératie physique n’est pas le seul défi. L’article mentionne un autre obstacle qui empêche les enfants de bouger : nous vivons dans une société obsédée par les notes. Comparer des notes entre des pays, des provinces, des commissions scolaires – et même les parents avec celles du petit voisin est devenue la norme.

Lorsque les résultats académiques baissent, l’une des premières mesures prises est d’asseoir l’enfant pour de plus longues périodes afin qu’il étudie plus. Le problème est que cela ne résout rien.

C’est du moins ce que 4 écoles secondaires de Simcoe County ont découvert après avoir adopté le « Spark Breaks » qui fait bouger les enfants pendant de courtes périodes tout au long de la journée. Russel Atkinson, le principal de Barrie au centre de l’Ontario qui a déjà adopté « Spark Breaks » à titre de stratégie d’enseignement commente :

Nous avons remarqué des résultats très encourageants. Les professeurs nous ont affirmé que rien que le changement d’humeur valait déjà la peine.

Les arguments sont irréfutables, malgré cela, très peu de commissions scolaires ou d’enseignants adoptent cette pratique. Dr Charles Hillman de l’Université de l’Illinois du laboratoire de kinésiologie neurocognitif capte la frustration de bon nombre de personnes :

Tous prétendent qu’il y a des effets positifs au niveau du comportement, de l’émotion, des notes et demandent : pourquoi tout le monde ne s’y met -il pas? Mais les décisionnaires ne mettent pas cela en pratique. Je ne comprends pas pourquoi.

La vérité est que si nous voulons que les écoles de nos enfants soient plus actives, nous devons alors, nous les parents, prendre des mesures en ce sens et à moins de réclamer plus d’activité physique, et qu’elle soit de meilleure qualité, cela continuera à ne pas être une priorité. Alors si vous êtes prêt à joindre votre voix à la cause, voici ce que vous pouvez faire :

  • Faites suivre cet article au ministre de l’Éducation de votre province et demandez ce qui peut être fait pour se doter de la littératie physique et bouger afin qu’ils puissent se prémunir des bases pour obtenir des résultats positifs.
  • Faites suivre cet article au principal de l’école de votre enfant et posez la même question
  • Faites suivre cet article à l’enseignant de votre enfant et demandez-lui à parler de la littératie physique et de l’activité physique
  • Mobilisez plus de parents grâce aux médias sociaux

Bien que cela soit un défi, il n’est  pas impossible de faire changer le système et d’augmenter l’activité physique dans les écoles. Cela commence en s’assurant que nos enfants bénéficient d’un enseignement pour développer les habiletés motrices fondamentales afin de se doter de la littératie physique. Ensemble, donnons-leur ce dont ils ont besoin pour réussir et être en santé.

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