La star de la LNH a pratiqué le baseball, le soccer et le golf

Lorsque nous observons les meilleurs athlètes canadiens des équipes sportives professionnelles, une image persistante émerge. De Wayne Gretzky à Steve Nash, la plupart d’entre eux ont pratiqué différents sports lorsqu’ils étaient enfants.

Le dernier nom que nous pouvons rajouter à la liste est Vincent Lecavalier, vedette centre et capitaine du Lightning de Tampa Bay de la LNH. Le natif de l’Île Bizard au Québec, a remporté la Coupe Stanley avec le Lightning et la Coupe du monde de hockey avec l’équipe du Canada ainsi que plus d’une douzaine de trophées durant une illustre carrière.

Lecavalier est récemment apparu à la télévision dans un nouveau message d’intérêt public pour Actif pour la vie pour promouvoir le savoir-faire physique des enfants. Il s’est entretenu avec Actif pour la vie de son enfance active et a expliqué comment il est devenu numéro un dans son sport. Il a aussi parlé de son activité caritative la Fondation Vincent Lecavalier.

AFL : Pouvez-vous nous parler des sports et des activités que vous pratiquiez étant enfant? Quels ont été vos premiers sports et avez-vous pratiqué plusieurs sports pendant l’année? 

Lorsque j’étais enfant, j’aimais juste jouer dehors et mon père m’a vraiment impliqué dans tout. Beaucoup d’enfants ne jouaient qu’au hockey, mais mon père m’a dit « en été tu te mettras à différents sports – tu ne peux pas juste jouer au hockey. »

Ça me convenait. Je voulais toucher à tous les sports. Je voulais pratiquer le baseball, le soccer et le golf. Ce n’était pas du hockey toute l’année. J’essayais plein d’activités et essayais d’être bon partout.

Mais mon père ne m’a jamais poussé à quoi que ce soit. Il disait toujours, « Pourquoi n’essayes-tu pas quelque chose de différent, peut-être l’adoreras-tu. » J’ai beaucoup joué au baseball et j’adorais ça. Le hockey a toujours été mon sport préféré, mais j’aimais aussi faire des choses différentes.

AFL : Vous ne pratiquiez pas le hockey au printemps?

Au printemps le baseball commençait, et j’ai commencé ce sport à l’âge de cinq ans jusqu’à mes 14 ans. J’ai aussi joué au soccer pendant deux ou trois ans, dans la ligue d’été de la ville, et j’ai aussi un peu joué au golf.

Quelques années durant, j’ai aussi participé à des tournois d’été de hockey, mais pour certains enfants c’était à longueur d’année. D’après moi, c’est trop. Je pense que les enfants font une overdose lorsqu’ils passent trop de temps à jouer au hockey durant l’année.

AFL : C’est intéressant, compte tenu du fait que beaucoup de parents dont les enfants jouent au hockey 12 mois sur 12 pensent qu’ils ont engendré le prochain Vincent Lecavalier. 

On ne peut pas mettre la pression sur les enfants. Il faut les laisser s’amuser. Je suis persuadé qu’il y a plein d’enfants qui adorent jouer au hockey, mais il est par ailleurs important de faire d’autres choses et d’apprendre d’autres habiletés.

Si vous ne vous limitez qu’à une activité durant l’année entre quatre et cinq jours par semaine, et que l’on vous a trop poussé, vous perdrez peut-être l’intérêt à l’âge de 14 ou 15 ans. Lorsque vous essayez des choses différentes et découvrez ce que vous adorez faire, vous l’aimerez certainement jusqu’à la fin de votre vie.

AFL : Quelles autres activités avez-vous pratiquées lorsque vous étiez enfant? Avez-vous beaucoup joué avec votre frère et votre sœur?  

Lorsque nous étions des enfants, nous étions toujours dehors en train de jouer ensemble. Mon père nous autorisait à jouer pendant une heure à des jeux vidéos la fin de semaine lorsqu’il pleuvait, mais s’il faisait beau, nous étions obligés de sortir. Il voulait que nous soyons dehors et actifs.

Il n’aimait pas vraiment nous voir à l’intérieur. Il y a des enfants qui jouent à des jeux vidéos toute la journée, mais ce n’était pas le cas chez nous.

Je ferai de même avec mes enfants. C’est facile de rester à l’ordinateur, mais après vous n’aimez rien d’autre. Il serait facile de laisser mes enfants regarder la télévision, mais j’aimerais autant qu’ils soient actifs.

AFL : Vous avez deux enfants et un troisième en route. Que faites-vous pour vous assurer qu’ils développent leur savoir-faire physique?

J’essaye de bâtir leurs habiletés physiques et de garder ça amusant. Je leur lance une balle ou n’importe quel objet, mais j’essaye de jouer avec eux afin qu’ils s’habituent et qu’ils s’améliorent.  Mon fils est encore petit, mais il a un petit bâton de hockey qu’il adore. Ma fille n’a que deux ans et demi, mais on s’en va patiner cet après-midi.

AFL : Êtes-vous d’avis que pratiquer différents sports aide les enfants à réussir dans le sport et dans la vie?

Je pense que si vous êtes actifs et que vous travaillez fort sur votre sport, dans ce cas je pense que vous travaillerez fort dans la vie.

Si vous vous installez devant votre téléviseur et ne voulez rien faire de votre journée, il est fort probable que vous irez travailler un jour sans avoir envie de faire quoi que ce soit. Tout ce dont vous aurez envie, c’est d’être devant votre télé.

Si vous travaillez fort à ce que vous aimez depuis longtemps, je pense que ça vous aidera dans la vie. Ça ne développe pas seulement le physique. Cela apporte la détermination. Et quand vous avez cela dans le sport, vous l’avez avec les autres choses que vous faites dans la vie.

AFL : La santé des enfants et des jeunes vous préoccupe visiblement Pourriez-vous nous parler de votre fondation située dans la région de Tampa Bay?

Nous avons créé la Fondation Vincent Lecavalier il y a sept ans, et nous avons commencé à travailler avec le All Children’s Hospital à St Petersburg en nous engageant à construire le nouveau centre de pédiatrie pour le cancer et les troubles hématologiques. Les patients et les parents qui doivent venir pour une ou deux semaines, voire un mois, peuvent être plus à l’aise lors de leur séjour. Parfois, ils sont là pour plusieurs jours, alors c’est bien pour les familles de pouvoir rester ensemble en famille dans les meilleures conditions possibles.

Nous avons choisi All Children’s Hospital parce que j’aimais ce qu’ils faisaient. J’adorais leur vision et j’ai voulu les aider. Notre fondation s’est beaucoup développée en sept ans, nous pensons donc maintenant donner à d’autres causes aux alentours de Tampa.

AFL : Vous voyez-vous entraîner vos propres enfants? Vous voyez-vous comme un papa entraînant une équipe? 

C’est drôle que vous disiez cela parce que je reviens justement de l’aréna où j’ai rencontré l’un de mes anciens coéquipiers qui entraînait son fils.  C’est quelque chose que j’aimerais certainement faire. Être proche de mes enfants et entraîner une équipe de hockey. Mon fils est encore très petit, mais il adore jouer au mini hockey. S’il décide de jouer, alors j’aimerais m’impliquer. Je pense que depuis le temps que je joue, j’en connais un bout sur le hockey! [rires]

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