Le karaté, la solution pour les enfants qui n’aiment pas les sports d’équipe

À cinq ans, notre fils ne montrait aucun intérêt pour les sports d’équipe. Il y participait de mauvaise grâce. Après la saison, quand nous lui demandions s’il voulait s’inscrire à nouveau, il répondait poliment : « Non, merci ».

Après une saison frustrante de tee-ball où il a passé plus de temps à s’obstiner avec nous qu’à jouer, et un essai tout aussi décevant au soccer, nous étions prêts à passer à autre chose.

Nous avons trouvé le karaté par hasard : le sensei (l’instructeur de karaté) d’un dojo local était présent à un festival de quartier, avec des brochures et un sourire accueillant.

C’était la solution idéale pour inciter notre fils à bouger sans l’obliger à faire partie d’une équipe. La brochure précisait les objectifs d’apprentissage : conscience de soi et contrôle du corps. Le coût mensuel des cours était raisonnable (et comprenait l’uniforme!), et nous avions droit à un essai gratuit sans engagement. Nous avons décidé de tenter le coup.


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La première leçon de 45 minutes s’est bien déroulée. Le sensei était gentil, mais ferme. Il avait prévu des activités diversifiées et vraiment amusantes pour les cinq à six ans. Ils ont joué à des jeux, appris à bien fermer le poing pour ne pas se blesser en frappant, et compté leurs sauts avec écart en japonais. Notre fils a tout de suite attrapé la piqûre.

Le karaté est un sport cumulatif : on établit ses objectifs, et on les atteint à son propre rythme. Quand on réussit un examen et obtient une ceinture, c’est qu’on récolte le fruit de ses efforts, et non un simple prix de participation. Chaque apprentissage ouvre la porte à l’acquisition de nouveaux savoirs.

Depuis six ans, mon fils excelle en karaté. Quand il participe à d’autres activités, nous remarquons qu’il a un meilleur contrôle de soi et des réflexes plus rapides. Il a aussi appris la patience et le respect. Il sait que chaque participant apprend à son propre rythme, et que ceux qui sont plus avancés devraient aider les plus jeunes et les moins expérimentés.

J’ai moi aussi appris une chose ou deux. Voici mes principaux apprentissages en tant que parent d’un karatéka.

Prendre le temps de trouver le bon dojo

C’est peut-être le plus grand défi. Le karaté, et les arts martiaux en général, sont enseignés selon plusieurs approches. Certaines favorisent davantage le contrôle et le combat, d’autres, les armes ou les routines. Vous devriez donc essayer quelques dojos pour déterminer l’approche que vous préférez. Le site Web de Karaté Canada vous donnera quelques pistes, mais n’hésitez pas à demander aux personnes de votre entourage ce qu’elles aiment de leur dojo.


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Ne pas hésiter à poser des questions

Informez-vous de la manière dont les leçons sont données, de la taille des classes et des apprentissages que feront les enfants. Notre dojo s’assure que chacun peut participer, et offre des leçons adaptées aux enfants qui en ont besoin. Demandez à faire un essai gratuit avant de vous engager, et renseignez-vous sur la politique d’annulation. Si le dojo ne peut pas répondre à vos questions, passez votre chemin.

Une pause peut être salutaire

À mesure de la croissance de notre fils, nous avons parfois jugé préférable qu’il s’éloigne du karaté. Il a pris une pause l’été dernier; une autre année, il s’est arrêté en novembre et en décembre. Ces répits lui ont permis de prendre conscience du plaisir qu’il a à pratiquer le karaté. Il y retournait ensuite avec un enthousiasme renouvelé.

Les compétences acquises au karaté seront utiles pour la vie

Nous nous sommes aussi efforcés de lui faire voir les avantages de la pratique du karaté. Par exemple, il s’est découvert un talent naturel pour le tir à l’arc pendant une fête d’anniversaire. Nous lui avons fait remarquer que son contrôle de sa respiration et sa capacité à rester immobile – deux habiletés qu’il a acquises dans sa pratique actuelle du karaté – y étaient pour beaucoup.


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Les activités comme le karaté sont tout indiquées pour les enfants qui n’aiment pas les sports d’équipe. Ils acquièrent ainsi l’habitude de bouger et comprennent l’importance de l’activité physique, tout en s’amusant vraiment.

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