Curriculum émergent : Comment adapter les activités aux intérêts des enfants d’âge préscolaire

Dans la ville de Rocky Mountain House, en Alberta, Lucinda Parker, éducatrice de la petite enfance, accueille chez elle tout-petits et enfants d’âge préscolaire, en collaboration avec l’agence de services de garde en milieu familial Learn ‘N’ Laugh. Cette agence regroupe plusieurs garderies qui participent à une étude sur la littératie physique. Voici ce que Lucinda a raconté à sa conseillère en services de garde, Heidi Greenhalgh.

Le curriculum émergent est un concept important pour l’éducation à la petite enfance, qui veut que les éducateurs adaptent les activités aux intérêts et aux habiletés des enfants.

En février dernier, les enfants avaient hâte au jour de la marmotte, donc bon nombre de nos activités ont visé à accroître leur intérêt. Dans le cadre de l’étude sur la littératie physique, je me suis notamment inspirée (version anglaise) de l’activité « Squirrel Tails » (programme APPLE Seeds, activité 1), dont j’ai adapté les habiletés (marcher, bondir, sauter et se tenir en équilibre), pour créer le « labyrinthe de la marmotte. »

Contribution de Lucinda Parker (prestataires de services de garde en milieu familial) et de Heidi Greenhalgh (conseillère en services de garde)

Heidi, Lucinda et l’agence de services de garde en milieu familial Learn ‘N’ Laugh de Rocky Mountain House participent à une étude sur la littératie physique dans les services de garde. Heidi a raconté l’histoire qui suit durant une rencontre de mentorat en mars.

Le « labyrinthe de la marmotte », un jeu qui favorise l’apprentissage par l’action

J’ai présenté l’activité en lisant aux enfants (version anglaise) Ten Grouchy Groundhogs, une histoire de Kathryn Heling et Deborah Hembrook. Nous avons discuté de la légende du jour de la marmotte et regardé des photos de vraies marmottes. Les enfants ont découvert les comportements de ce rongeur, qui hiberne et vit dans un terrier.

J’ai ensuite créé un labyrinthe en collant du ruban-cache sur la moquette. Une zone carrée au départ faisait office de « terrier » (assez étroit pour que les enfants doivent se serrer et se tenir en équilibre). Des tunnels aux nombreux tournants reliaient le terrier à une aire ouverte, où les « marmottes » pouvaient apercevoir leur ombre, puis détaler vers leur terrier. Les tunnels avaient environ six pouces de largeur, de sorte que les plus jeunes pouvaient les emprunter facilement. Les plus vieux étaient invités à développer leur équilibre en marchant sur une ligne de ruban.

Nous avons ajouté d’autres mouvements, comme bondir, sautiller et marcher de reculons ou de côté. Les enfants s’amusaient à placer des doigts sur leur tête pour imiter les oreilles de la marmotte, ce qui compliquait leur maintien en équilibre. Les tout-petits ont observé les plus vieux jouer, puis ont tenté de les imiter en marchant ou en rampant sur leurs pas.

Après avoir joué ensemble, nous avons laissé le labyrinthe sur la moquette pour le jeu libre. Les enfants répétaient parfois l’activité précédente, ou ils utilisaient le labyrinthe pour d’autres jeux, comme déplacer des véhicules ou faire marcher des animaux en peluche.

Ma conseillère Heidi, venue nous visiter, a demandé aux enfants à quoi ils jouaient. Elle a commencé par imiter les mouvements qu’ils auraient pu tenter d’exécuter. Elle leur a demandé s’ils se tenaient sur le ruban du labyrinthe comme sur une poutre d’équilibre. Ils ont tous ri.

Elle a ensuite sauté à cloche-pied à travers le ruban. Ils ont ri encore, en lui disant que non. Ils lui ont alors montré comment jouer dans le labyrinthe et lui ont parlé des marmottes – le tout dans le rire et le plaisir.

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