Festivals et tournois : un seul sport ou plusieurs?

Les éducateurs ont le devoir d’initier les enfants à la culture de l’activité physique. Pour inspirer les enfants à être actifs maintenant et, espérons-le, toute leur vie, il faut leur proposer une multitude d’occasions et de contextes pour bouger.

C’est dans cet esprit qu’en février dernier, le personnel de l’École élémentaire publique Jeanne-Sauvé à Orléans, en Ontario, a créé le Festival d’hiver multisports.

Réunissant quatre écoles, le tournoi que nous avons organisé n’était pas axé sur un seul sport, mais sur plusieurs comme le patinage, la raquette et le toboggan.

Généralement, un tournoi classique regroupant quatre écoles limite la participation à une soixantaine d’élèves. Dans notre format révisé, plus de 110 élèves ont pu s’amuser en pratiquant une activité physique.

Le plaisir de choisir

Le personnel enseignant derrière le festival souhaitait que l’événement fasse bouger le plus d’élèves possible dans un contexte sûr, amusant et rassembleur. Le succès a été retentissant : certains participants ont patiné pendant des heures, tandis que d’autres ont organisé une partie de soccer dans la neige. Peu importe l’activité choisie, tous les participants bougeaient au grand air et profitaient des joies de l’hiver.

En tant qu’organisateur principal, je n’avais pas beaucoup de préparation à faire : il y avait déjà un anneau de patinage à l’école et une pente de toboggan au parc du quartier. Nous avons choisi de faire participer des élèves de 4e, 5e et 6e années, à raison de 10 élèves par degré scolaire. J’ai donné la priorité aux élèves qui n’avaient jamais pris part à un tournoi.

Mesurer la réussite

Étant le nouvel enseignant en éducation physique de l’école, un poste que j’occupe à temps plein, je connais l’importance du plaisir dans l’activité physique. Mon but, c’est que chaque élève participe à au moins un événement avant son départ de l’école.

Cette année, j’ai commencé à noter la participation aux activités parascolaires de tous mes élèves de 4e, 5e et 6e années. Après quatre événements sportifs, 108 élèves sur 172 avaient pris part à des tournois et autres événements sportifs de la commission scolaire. Chez les élèves de 6e année, j’en comptais 48 sur 61, ce qui représente un taux de participation de 79 %.

J’ai demandé aux 21 élèves restants ce qui les motiverait à participer. Quelques-uns ont dit préférer les sports intramuraux parce qu’ils n’aiment pas la compétition. D’autres ont dit qu’ils attendaient les épreuves d’athlétisme, ou qu’ils auraient préféré se voir offrir une autre activité comme le badminton ou le parkour.

À Ottawa, la plupart des élèves obtiennent leur dose de compétition dans les sports communautaires. À la lumière de ces faits, je pense que les écoles doivent s’adapter et miser sur des occasions de bouger plutôt que sur la quête de médailles. La compétition et la récréation peuvent cohabiter dans les écoles élémentaires.

Mais qu’on ne se fasse pas d’illusions : la compétition a pris le dessus sur le plaisir de bouger depuis un bon moment déjà. Les enfants qui aiment les sports traditionnels comme le soccer, le volleyball et le basketball pratiquent déjà ces activités en dehors de l’école.

Mon devoir en tant qu’enseignant d’éducation physique, c’est d’élargir les horizons de mes élèves. Et en organisant un festival multisports, c’est exactement ce qu’on a fait.

 

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