Il y a plus de similitudes entre l’escrime et le hockey que l’on croit

Denis Fournier aime comparer les habiletés de l’escrime avec celles du hockey.

« Pour jouer au hockey, vous devez d’abord savoir patiner, et pour l’escrime, vous devez avoir un bon jeu de jambes », déclare Fournier, propriétaire et entraîneur du Club d’escrime Priori Épée à Calgary.

« Et au hockey, si vous êtes bon patineur, vous saurez probablement manier un bâton. En escrime, votre “bâton” est votre épée. »

Et il y a l’objectif : au hockey, le but étant de lancer la rondelle dans le filet. En escrime, vous « devez enregistrer les touches à l’aide d’un dispositif sonore au bout de votre épée, » dit-il.

« Une épée est une arme d’estoc (estoc : on ne peut toucher qu’avec la pointe). Elle est munie d’un petit bouton au bout qui, lorsqu’il est en contact avec quelque chose, émet un clic, une lumière et un son. »

Fournier sait de quoi il parle. Il pratique l’escrime depuis plus de 30 ans tout en entraînant des enfants et des adultes.
Il a grandi dans les Cantons-de-l’Est, près de Sherbrooke au Québec, mais a déménagé à Calgary il y a 34 ans de cela.

« Le Club d’escrime de Calgary était à la recherche d’un entraîneur et je suis à peu près le seul à avoir postulé, » dit-il avec un petit sourire.

Mais il était aussi très qualifié. Il a pratiqué l’escrime au niveau compétitif pendant des années, et a étudié pour devenir entraîneur d’escrime en France et au Québec. Il détient également un diplôme en éducation physique.

Il n’a jamais regretté sa décision. Un an après avoir déménagé à Calgary, il a fondé le Club d’escrime Priori Épée, qui est toujours en activité. Il a été à la fois l’entraîneur de ce club, en plus du Club d’escrime de Calgary, jusqu’au début des années 90.

Puis, après avoir vu tant de ses étudiants concourir au niveau national et international — incluant les Jeux olympiques —, il a arrêté l’escrime pendant quelques années.

Il s’y est remis au printemps 2008 avec la formation du Club d’escrime Priori Épée, pour les huit ans et plus.

Il peut être difficile de faire commencer les enfants âgés de moins de huit ans, du fait que l’équipement protecteur n’est pas assez petit pour de jeunes enfants, dit Fournier.

De plus, un enfant un peu plus âgé comprend que l’escrime représente plus que frapper deux bâtons, dit-il en riant. « Ils peuvent comprendre qu’il y a une différence entre l’escrime et ce qu’ils peuvent voir à la télévision. »

L’escrime, toutefois, enseigne aux enfants des habiletés qu’ils pourront utiliser toute leur vie, dit Fournier, qu’ils progressent ou qu’ils passent à d’autres activités.

« Ils apprennent la coordination des yeux et des mains ainsi que celle des jambes et des mains, » explique-t-il.

« L’escrime n’est pas une activité symétrique. Parfois vous avancez; brusquement. Parfois vous vous déplacez de côté. »

Mais il y a des règles à suivre. Tous les mouvements ne sont pas les mêmes, dit Fournier.

« Le haut du corps exécute des mouvements très différents de ceux du bas du corps, mais le torse doit rester neutre lorsque cela arrive. » Dit-il.

En plus des habiletés de la littératie physique, les enfants apprennent aussi l’importance de la préparation mentale et de la concentration. « Si vous n’êtes pas entièrement attentif à ce que vous faites, vous allez vous faire toucher, » déclare Fournier

Et qu’ils trouvent la concentration ou non, ils bénéficieront malgré tout d’un super entraînement, ajoute-t-il en riant.

« Les enfants sont fatigués à la fin du cours. Ils ont transpiré et sont prêts à souper », dit-il.

Mais 90 % des enfants qui l’essayent l’adorent. Ils ont hâte de revenir. »

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