10 conseils pour les parents : Gardez vos pieds (les crampons ou les patins) solidement au sol

Travailler avec les autres. Dynamique de groupe. Travail en équipe. Les enfants apprennent ces habiletés précieuses – qui sont importantes sur et en dehors du terrain – lorsqu’ils participent à des programmes sportifs par équipe de qualité.

Alors que les enfants rencontrent des amis, apprennent de nouvelles habiletés sportives et se dotent du savoir-faire physique, les parents assimilent comment fonctionnent le sport et les activités pour les jeunes.

Un parent sportif offre ses 10 conseils pour rester pragmatique (il s’agit de développer les aptitudes et rester actif, ne pas gagner tous les matches).

Quel est votre meilleur conseil pour que les parents puissent améliorer les sports par équipe?

Par Chris Jordan

Mes enfants sont athlétiques. Un trait qu’ils n’ont certainement pas hérité de moi. Je viens d’une longue lignée de personnes qui préfèrent ne pas transpirer, ne pas faire d’exercice, ni courir,– à moins d’être poursuivis par un ours armé d’un couteau. Et encore, nous pourrions simplement nous allonger en priant. Mais d’une façon ou d’une autre, j’ai donné la vie à des êtres qui aiment par-dessus tout être actifs physiquement.

J’ai ainsi, durant cette dernière décennie été aux premières loges pour assister aux sports des jeunes. J’ai vu le bon, le mauvais et le pire. Mes enfants ont eu d’excellents entraîneurs et d’autres abominables. Nous avons eu des équipes composées de parents adorables et qui épaulent, et d’autres  constituées de râleurs aux coups bas. Et savez-vous quoi? Cela a été systématique dans les deux camps des vainqueurs et des perdants. J’ai vu des hommes revivre leur jeunesse, ou celle qu’ils auraient voulu avoir. Et j’en ai entendu d’autres parler de la bourse que leur enfant est assuré d’obtenir, d’ici 10 ans lorsqu’il sera en âge d’aller au collège.

Voici quelques petites leçons que j’ai apprises.  Apprenez-les par cœur avant d’inscrire votre enfant.

1) votre enfant ne deviendra pas un pro.

2) Vous ne pouvez pas prédire les prouesses athlétiques futures de votre enfant en le regardant s’exécuter à 5 ou 6 ans. Non, vraiment pas. Durant les 12 années pendant lesquelles j’ai été impliqué dans le sport, il m’est impossible de définir le nombre d’enfants qui étaient des phénomènes lorsqu’ils étaient jeunes, pour se retrouver quelques années plus tard sur un pied d’égalité avec les autres. Le contraire est vrai aussi. Et je ne parle même de la puberté qui fait son apparition et qui chamboule tout. Des parents ne se lasseront pas de discourir pendant des heures et des heures sur les prestations de leur enfant. Contentez-vous de sourire, faire oui de la tête et ignorez-les. Je me dis toujours que si quelqu’un ressent le besoin de me révéler combien son fils est excellent, il n’y a certainement que lui qui en est persuadé.

3) Ne prenez pas tout ça trop au sérieux. Un entraîneur m’a un jour demandé quel position mon fils de 5 ans occupait au baseball. Pas de correction, c’était du t-ball. Position? Il vient à peine d’apprendre à s’essuyer tout seul, devrait-il réellement être confiné à une position spécifique? Sincèrement, regarder des gamins de 5 ans faire du sport c’est comme observer des chiots sous l’effet de stupéfiants. Ils courent tous après le ballon!.

4) Si vous avez du Valium, prenez en avant n’importe quel match.

5) À moins que vous n’entraîniez, votre enfant ne jouera jamais autant que l’enfant de l’entraîneur. Soyez-en conscient. Ou bien enrôlez-vous en tant qu’entraîneur. Quoi, vous dites que vous n’avez aucune connaissance du sport que votre enfant veut pratiquer? Pfft! D’après mon expérience, la seule qualification que détient la moitié d’entre eux est la faculté d’hurler vraiment très fort.

6) Votre enfant n’est vraisemblablement pas aussi bon que vous le pensez. Relativisez.

7) Un jour j’ai lu une étude, et j’aimerais bien retrouver la source, qui dit que moins de 1 % des enfants pratiquant des sports recevront une bourse d’études. Ceci porte à revoir la stratégie financière qui consiste à payer jusqu’à 1000 $ par mois en leçons spécialisées et équipes sélects alors que vous pourriez investir cet argent et payer des études.

8) C’est en rapport direct avec 4) Ne soyez pas CE parent. Le cinglé, celui qui hurle en entraînant son enfant des lignes de touche et qui contredit ce que dit l’entraîneur. Celui qui discute les décisions de l’arbitre à partir des gradins. Celui qui envoie des remarques désobligeantes aux joueurs de l’autre équipe. Celui qui se bat avec les parents des joueurs de l’équipe adverse.

9) Laissez votre enfant pratiquer plus d’un sport. Laissez-le changer d’avis d’une année à l’autre. Ne le laissez pas se spécialiser dans un sport avec l’espoir qu’il deviendra le meilleur (voir #7 ci-dessus). Je me souviens que lorsque j’étais jeune, un enfant athlétique changeait de sport d’une saison à l’autre; maintenant les enfants jouent au football, au baseball ou au soccer toute l’année. Est-ce que ça les rend meilleurs? Plus compétents? À voir. Mais je sais que les blessures dues au surmenage sont bien plus élevées pour les enfants qu’il y a 20 ans. Les garçons se font opérer de leur coude à 12 ans, ce que l’on ne voyait avant que chez les lanceurs dans les ligues majeures de baseball.

Et pourtant, il est facile de se laisser embarquer lorsqu’on entend ce que d’autres parents font. Il est facile de s’inquiéter du fait que l’on puisse désavantager son enfant. Mais lorsque de telles pensées envahissent ma tête, je me demande honnêtement, désavantager à quel point de vue? Remporter un autre trophée ramasse-poussière?

10) C’est censé être amusant. Des encouragements pour votre enfant. Des ovations pour son équipe. Portez la chemise/le maillot/le chapeau assorti/tout ce qui vous fait sentir bien. Mais par-dessus tout, modelez un bon esprit sportif. Peut-être que moins de 1 % des enfants recevra cette bourse d’études, mais je suis certain que 100 % d’entre eux peuvent devenir de beaux joueurs.

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