Le développement des habiletés motrices en bas âge est essentiel au bien-être

Imaginez des lionceaux en train de jouer. Quelles activités font-ils? Vous les voyez sûrement en train de bondir, de rouler et de se battre, parce que c’est ce que font les lionceaux.

Maintenant, imaginez-vous des enfants de huit ans. Que font-ils?

Selon ParticipACTION, ces enfants sont probablement assis devant un appareil technologique, se livrant à un jeu parallèle, et non interactif. Au Canada, seulement 9 % des enfants de 5 à 17 ans font le minimum d’activité physique recommandé chaque jour. En outre, plus de 75 % des enfants passent plus de temps devant un écran que les limites recommandées, et c’est encore pire chez les plus jeunes : 85 % des enfants de 3 et 4 ans excèdent ces limites.

La santé et le bien-être d’une génération d’enfants sont donc sérieusement compromis.

À propos de notre rédacteur invité, Gary Pearson

Gary Pearson est coordonnateur du Kawartha Lakes Sport and Recreation Council, athlète et entraîneur multisports depuis toujours, et père de deux véritables boules d’énergie.

Il est en effet primordial que nos enfants développent leurs habiletés en bas âge. La sédentarité met en péril un important cycle : les enfants actifs développent des habiletés motrices; ces habiletés stimulent leur confiance; les enfants confiants sont motivés à pratiquer des activités renforçant leurs habiletés dans un éventail de situations. C’est grâce à ce cycle où s’enchaînent habiletés, confiance et motivation qu’une personne développera sa littératie physique – le langage du mouvement – toute sa vie.

Les enfants doivent apprendre à bouger. Une multitude de facteurs – dont la méfiance sociale – limitent le jeu libre des jeunes. Il est donc essentiel de leur proposer des activités amusantes et propices au développement d’habiletés physiques, qui leur font aussi vivre des expériences sociales positives.

Notre culture favorise de plus en plus la sédentarité, ce qui se répercute jusque dans le système sportif des écoles secondaires. En 2017, seuls 80 étudiants ont participé au championnat de lutte de Kawartha en Ontario.

C’est beaucoup moins que les 240 lutteurs qui ont pris part au même tournoi il y a seulement 10 ans.

Une combinaison de facteurs, dont la tolérance zéro, les politiques anti-contacts et la diminution, voire l’élimination, des occasions de jeu non structuré, ont créé un vide qui doit être comblé par des programmes de qualité.

Et une nécessité s’impose de plus en plus : ces programmes doivent donner l’occasion aux jeunes d’entrer en contact avec leurs camarades – comme des petits lionceaux.

Selon votre région, vous trouverez des activités qui permettent aux enfants d’acquérir des habiletés de combat et de lutte en toute sécurité. Les organismes de sport communautaire qui établissent leur programme en tenant compte du développement à long terme de l’athlète offrent des activités d’introduction propices au développement d’habiletés, même pour les enfants de trois ou quatre ans.

Privilégiez les activités comme la lutte, le jiu-jitsu brésilien et le judo, et informez-vous de l’approche du développement du participant qui y est préconisée.

Pour savoir à quoi ressemble un bon programme de judo pour les enfants de quatre ans, visionnez la vidéo ci-dessous, qui vous montrera de petits judokas s’amusant à acquérir les habiletés fondamentales du sport.

Dans la section Activités d’Actif pour la vie, vous trouverez aussi des idées pour inciter facilement vos enfants à bouger et à s’amuser à la maison, au parc, et en chemin.

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