Kim Boutin, une athlète multisports et une jeune femme authentique

Aux Jeux olympiques de PyeongChang, Kim Boutin a écrit l’histoire du sport canadien en devenant la première patineuse de vitesse courte piste à gagner trois médailles individuelles lors de mêmes Jeux olympiques, en plus d’être nommée porte-drapeau à la cérémonie de clôture. Derrière l’athlète explosive se cache une jeune femme authentique, et remplie de compassion. Kim poursuit ses études en éducation spécialisée au Cégep Marie-Victorin. Pour elle, l’équilibre entre le patinage de vitesse et sa vie personnelle est essentiel à son bonheur.

L’équipe d’Actif pour la vie s’est entretenue avec Kim Boutin, afin d’en connaître un peu plus sur cette grande athlète, qui a eu un parcours multisports jusqu’à tout récemment. Et qu’est-ce que Kim aurait à dire aux jeunes filles?

Quel âge avais-tu lorsque tu as commencé à patiner?

J’ai commencé le patinage de vitesse à l’âge de six ans au Club de Sherbrooke. J’étais également dans le Club de soccer, et ce, pendant 14 ans! J’ai dû choisir entre le soccer et le patinage de vitesse.

Quand tu étais jeune, quels autres sports et activités physiques as-tu fait et pourquoi?

Comme mentionné plus haut, j’ai joué au soccer très longtemps, parce que j’aimais beaucoup l’esprit de gang! Je suis une fille d’équipe et j’adorerais retrouver mes amies sur le terrain après l’école.

Lorsque tu étais adolescente, as-tu déjà remporté des médailles ou des championnats dans d’autres sports?

Crédit photo : Oeufs du Québec

Oui, plusieurs! J’ai arrêté de les compter, oups!

Je pense que tu as probablement travaillé très fort à l’adolescence pour devenir une bonne patineuse de vitesse. Quels ont été tes grands défis? Qu’est-ce qui était le plus difficile et pourquoi?

Puisque j’ai toujours aimé être dans l’action, je n’ai pas eu beaucoup de difficulté à gérer l’école, les compétitions, les entrainements, les amies, etc.

J’aime être partout en même temps, et j’ai souvent fait plusieurs activités en parallèle, autant dans le sport que dans mes projets scolaires. Par contre, dans cette vie mouvementée, on doit avoir un équilibre, c’est essentiel, primordial.

As-tu fait face à des défis particuliers comme athlète féminine?

Puisque j’ai fait mon secondaire dans une école de filles, je n’ai pas vraiment été en contact avec ce genre de défi ou de situation. Cela dit, dans mes activités parascolaires, je n’ai jamais voulu que les garçons me laissent des chances parce je suis une fille. Je me suis toujours démarquée par mes capacités physiques, que ce soit dans un groupe de filles ou de gars.

Quelle est ta plus grande source de force?

Je vais chercher ma force à travers les gens que je rencontre, on est tous un peu influencés, à différents niveaux par les gens qui nous entourent, et chaque rencontre m’inspire à sa façon. Dans mon sport concrètement, je dirais que ce sont mes coéquipières.

Pourquoi continues-tu à faire du sport de haut niveau? Quelle est ton but?

Parce que j’ai l’esprit de compétition, j’ai toujours voulu aller au bout de mon potentiel. J’aime les défis, c’est à travers ceux-ci que je m’accomplis. À l’école, je n’ai jamais très bien performé, et c’est dans le sport, que je me valorise. Je carbure aux défis, et c’est dans le sport que je peux pousser mes limites.

Quelle est la meilleure façon d’encourager les jeunes filles à être active?

Pour encourager les jeunes filles à être actives, je leur dirais de commencer par essayer! N’importe quoi! Et trouver quelque chose qu’elle aime, dans lequel elles ont du plaisir. On ne commence pas à bouger dans l’objectif de compétition, on bouge pour être en santé et s’amuser!

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