6 choses et 5 mots à dire à vos enfants

Si vous désirez que vos enfants continuent à jouer au soccer, à danser ou à patiner, ou qu’ils demeurent actifs dans n’importe quel sport ou activité, faites attention à ce que vous leur dites.

Étant le papa de trois enfants actifs ayant pratiqués plus d’une douzaine de sports entre eux, je dois avouer avoir quelquefois transgressé au début, avec des critiques constructives après leurs parties et leurs entraînements. J’en suis à présent désolé. C’était au début de ma période de parent sportif.

On m’a récemment envoyé quelques articles qui sont au cœur même du problème de la raison pour laquelle les enfants lâchent le sport. Toujours la même vieille histoire. Trop souvent, ce sont les adultes qui leur gâchent l’expérience, qu’il s’agisse d’un parent ou d’un entraineur. J’ai vu toutes sortes de comportements négatifs de la part des parents et des entraineurs à un moment donné, même si je n’étais pas en cause moi-même.

Les adultes n’ont pas besoin d’être extraordinairement abusifs verbalement pour donner aux enfants l’envie d’abandonner le sport ou toute autre activité. Il est parfaitement possible de rendre la vie dure aux enfants à la patinoire, sur le terrain de sport, ou pendant un récital de danse avec de simples remarques qui paraissent anodines.

Un article publié par l’Australienne Kathleen Noonan relate des cas extrêmes de mauvais parentage dans le sport. Il décrit avec un humour acerbe de piètres exemples d’hyper parentage sportif et insiste sur la façon de faire des adultes pour détruire la joie du jeu chez les enfants. Son article décrit peut-être une petite minorité de parents qui exagèrent, mais il vaut la peine d’être lu.

Que devraient dire les parents à leurs enfants? L’antidote au scénario peint par Noonan est cet article publié par Tim Elmore qui énumère six choses à dire à vos enfants qui pratiquent une activité. C’est percutant. Simple et efficace.

(Ignorez le fait que le blogue d’Elmore s’adresse à la NCAA aux États-Unis. Les termes sont parfaitement appropriés aux parents d’enfants de tous âges ainsi qu’aux entraineurs qui pourraient tirer quelques enseignements de l’idée générale).

Les 3 déclarations pour l’avant-jeu ou l’avant-performance :

  1. Amuse-toi.
  2. Joue de ton mieux.
  3. Je t’aime.

Les 3 déclarations pour l’après-jeu ou l’après-performance :

  1. T’es-tu amusé?
  2. Je suis fier de toi!
  3. Je t’aime.

Ces commentaires vous semblent-ils tirés par les cheveux? Trop mous? Trop « chouchoutés »? Selon mon expérience, si tous les parents s’en tenaient à ces 6 phrases, ils augmenteraient grandement le plaisir du sport et des activités chez les enfants. Et selon toute vraisemblance, ils augmenteraient l’assiduité de leurs enfants à continuer leurs activités tout au long de l’adolescence et au-delà.

Et si ces 6 phrases sont trop difficiles à retenir, Elmore vous propose une autre constatation qui les traduit toutes. Selon Elmore, ces 5 mots ont été les plus servis aux athlètes du collégial après que deux chercheurs du collégial leur aient demandé quels termes les avaient le plus inspirés :

J’adore te voir jouer.

Wow. Pouvez-vous imaginer combien ces mots peuvent être libérateurs pour un enfant?

Il n’y a ni évaluation, ni censure, ni désapprobation, ni déception, ni culpabilité. Simplement un amour inconditionnel et du soutien.

Est-ce une mauvaise chose? Cela constitue-t-il un excès de cajolerie pour un enfant de 8 ans ou un jeune ado?

J’ai heureusement appris à ne pas harceler mes propres enfants lorsqu’ils se sont lancés dans le sport et les activités. Je me suis rendu compte sur le vif que mes remarques bien intentionnées n’étaient pas bien accueillies et ne faisaient rien pour augmenter la passion pour le sport de mes enfants. (Ni leurs performances ultérieures ni l’amour filial pour leur père.)

De mon propre gré, après une période de réflexion, il y a des années de cela, j’ai en fait commencé à leur dire « J’adore te voir jouer » tout comme les chercheurs du collégial le préconisent. Et j’ai tout de suite remarqué la différence. Ils se sont complètement détendus, ont souri davantage et se sont plus amusés. Et ils sont tous devenus des athlètes de haut niveau dans leurs sports respectifs — l’un au tennis, l’autre au badminton et le troisième au basketball.

J’ai procédé de la même manière avec la musique et ai par la suite eu le plaisir de les voir évoluer et exceller à la voix et au piano. (L’un joue de la flûte, un autre du saxophone et l’aîné s’est mis à la guitare en plus pour le « plaisir ». Il y a un parallèle ici avec l’acquisition de l’amour du sport et des activités.)

Toute l’expérience vécue avec mes enfants m’a rappelé que leurs sports et leurs activités les concernent eux, et pas nous. Notre tâche se borne à les encourager et à les soutenir. Leur tâche est d’explorer leurs intérêts et décider ce qu’ils aiment et ce qu’ils n’aiment pas.

Et pour finir, une petite remarque :

Souvent, ce qu’ils aiment n’est pas forcément apparenté à ce à quoi ils sont « bons ». Il est vrai qu’être bon à quelque chose est l’une des raisons principales pour laquelle les enfants pratiquent une activité, mais il y en a d’autres aussi. Souvent les enfants aiment faire des choses parce qu’ils… aiment faire des choses. Ils trouvent une activité intrinsèquement amusante ou intéressante et remporter une médaille ou recevoir des éloges n’entre même pas en ligne de compte.

À part les nourrir et les vêtir, et éventuellement les inciter à un peu de « discipline » dans leurs habitudes quotidiennes, je crois que nous n’avons qu’une seule chose à faire pour nos enfants. Prononcer des paroles d’encouragement et leur laisser savoir que nous les aimons, indépendamment du pointage final.

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