Hommage aux mamans : 7 athlètes racontent comment elles les ont aidés dans leur parcours

Qu’ils fassent leur valise direction Rio cet été pour disputer les Jeux olympiques et paralympiques ou qu’ils aient participé aux éditions précédentes, nos athlètes d’élite ont tous un point commun : la littératie physique.

Inspiré par les films publicitaires de Procter & Gamble, on a demandé à ceux qui nous servent de modèles quel rôle avait joué leur mère dans le développement de leurs habiletés physiques. Avis à toutes les mamans : ces témoignages sont pour vous! Pour vous remercier, chacune d’entre vous, de tout ce que vous faites au quotidien pour élever des enfants heureux, actifs, bien dans leurs corps et dans leur tête.

Josée Bélanger, joueuse canadienne de soccer

À 5 ans, ma mère m’a demandé quelle activité me plairait, en plus des cours de natation, car elle voulait absolument que je sache nager. Je pouvais choisir ce que je voulais, j’ai opté pour le soccer. Dès le départ, elle a su que j’étais passionnée : elle raconte que je courais jusqu’à l’épuisement, que je ne lâchais rien. À 12 ans, on m’a proposé d’intégrer l’équipe régionale. Tous les entraînements, deux à trois par semaine plus un match, avaient lieu à 45 minutes de chez nous. Pendant six ans, cette maman de trois enfants, en train de monter une entreprise avec mon père, m’a accompagnée à chacun d’entre eux. Et ce n’était que le début. Quand j’ai fait partie de l’équipe provinciale, je devais aussi prendre le train pour Montréal : la gare la plus proche était à deux heures et demi de route. Quand je rentrais frustrée ou déçue par un match ou un entraînement, je me rappelle qu’elle ne relevait que ce j’avais fait de bien. Elle était fière de moi mais ne m’a jamais mis la pression. Elle m’a permis de jouer tout simplement, heureuse de voir sa fille vivre sa passion et s’accrocher à son rêve – même s’il semblait parfois difficile à atteindre – de devenir joueuse de soccer professionnelle.

Chandra Crawford, fondeuse canadienne

Ma mère est une femme forte et courageuse, c’est un modèle pour moi. Elle s’est mise aux sports de montagne dans la vingtaine, quand elle a connu mon père, et m’a élevée en kayak, en canoë, en sac à dos, à vélo et à skis. Ma réussite en ski, c’est à elle que je la dois, à son amour et à son soutien inconditionnels. Elle ne suivait pas mes résultats; son plaisir à elle était de rencontrer du monde sur les courses et d’encourager chaque participant à pleins poumons. Ma mère ne jure que par une seule chose : l’expérience. Sa façon à elle de développer notre agilité, à ma sœur, mon frère et moi, était de passer un temps incalculable avec nous à la piscine ou à jouer dehors. Je pouvais grimper dans les arbres de notre cour aussi haut que je le voulais, et elle emportait toujours de formidables collations quand on partait à l’aventure. Elle avait beaucoup d’imagination et s’arrangeait pour embellir l’histoire du Seigneur des anneaux à chacune de nos randos. Avec elle, n’importe quelle sortie était magique. Je lui suis extrêmement reconnaissante de m’avoir transmis son amour pour l’activité physique sans aucune pression. Je suis certaine que c’est ce qui m’a permis d’atteindre ce niveau en ski et d’aimer autant bouger.

Travis Gerrits, skieur acrobatique canadien

Ma mère n’est pas seulement la femme la plus dévouée et la plus positive que je connaisse, elle est aussi ma source d’inspiration, mon manager et mon amie. Les Jeux olympiques n’auraient pas été possible pour moi sans le soutien indéfectible dont elle fait preuve depuis mes deux ans. Grandir dans un environnement sportif a fait de moi l’homme que je suis aujourd’hui et je lui en suis éternellement reconnaissant. Je t’aime, maman… Bonne fête des mères!

Benoît Huot, nageur handisport canadien

Ma mère est ma première fan. Elle est là depuis le tout premier jour. Même si elle nous surprotège parfois, elle est toujours là pour nous encourager et nous aider, beau temps, mauvais temps. Plus jeune, je trouvais que ce qu’elle disait n’avait pas vraiment de sens jusqu’à que je m’aperçoive, à la fin de la journée, qu’elle avait raison. Aujourd’hui, je comprends et j’écoute attentivement ses conseils , sportifs ou personnels. Elle n’a pas pu m’accompagner à ma première compétition internationale, j’avais alors 14 ans, car le voyage en Nouvelle-Zélande était trop cher. Après ma première course, je l’ai appelée en plein milieu de la nuit (décalage horaire oblige!), ma médaille d’argent autour du cou. Elle s’est alors mise à pleurer parce qu’elle n’avait pas pu voir ça. Elle avait raté ce moment important. Elle m’a promis que c’était la première et la dernière fois que cela se produisait, qu’à partir de maintenant on allait vivre et fêter ces moments incroyables ensemble. Elle n’a plus jamais manqué une compétition.

Erin McLeod, joueuse canadienne de soccer

Toute ma vie, j’ai pris ma mère en exemple, qu’elle en soit consciente ou pas. À chacune de mes visites, j’essaie d’aller marcher avec elle et son groupe sur l’île de Vancouver; elle a toujours fait de la marche une à deux fois par semaine d’aussi loin que je me souvienne. Elle fait aussi des abdos chaque matin. Ma discipline d’athlète, je la lui dois. Ma mère a toujours été ma plus grande fan et moi la sienne (à égalité avec mes sœurs). Savoir que j’ai son amour et son soutien quoi qu’il arrive est un cadeau. Quand les journées sont difficiles, que l’entraînement est trop dur, je repense à cette époque où elle vivait dans son minivan Aerostar, passant un temps fou à nous amener et venir nous chercher à nos cours de sport et de musique. Ces souvenirs me permettent de me dépasser d’une certaine façon, de surmonter la douleur. Elle a toujours été là et nous n’étions jamais en retard. Ma mère dit qu’un enfant choisit ses parents avant sa naissance : je ne sais pas si c’est vrai mais, si tel est le cas, je n’aurais pas pu faire un meilleur choix.

Michael Woods, cycliste canadien

J’ai tellement de chance d’avoir une mère qui a toujours cru en l’importance de la littératie physique. Rares sont les sports que je n’ai pas essayé enfant; si je montrais un quelconque intérêt pour une activité nouvelle, elle était celle qui faisait la file pour m’y inscrire ou qui me conduisait jusqu’au terrain. Sans son amour et son soutien, je ne serais pas devenu l’athlète que je suis, et je n’aurais pas eu les outils qui me permettent d’avoir un mode de vie actif et sain.

Dorothy Yeats, lutteuse canadienne

Avant son arrivée au Canada, ma mère, Kati, était gymnaste de haut niveau en Hongrie. Dès qu’on a été assez grandes, ma sœur et moi, elle nous a inscrites à un cours de gymnastique car elle connaissait l’importance de la littératie physique. Pas seulement pour les bienfaits corporels mais aussi pour l’apprentissage de la discipline, de l’organisation, de la persévérance qu’un gymnaste acquiert à l’entraînement et aux compétitions. Quand j’ai troqué la gymnastique contre la lutte, elle a fait tout son possible pour me faciliter la vie, pour que je puisse poursuivre mon rêve de devenir lutteuse un jour tout en continuant mes études. C’est elle qui me réveillait à 6 heures et me conduisait à la piscine pour que je fasse mes longueurs avant d’aller à l’école. Elle qui s’assurait que je ne manque jamais un entraînement. Elle qui, quand j’étais au CEGEP, m’accompagnait à mes entraînements dès 7 heures le matin. Si je devais perdre du poids avant une compétition (pour entrer dans ma catégorie), elle réorganisait tous les repas de la famille en fonction de ma diète. Dès qu’elle le pouvait, elle m’aidait. Elle a toujours tout fait pour ses enfants et je ne crois pas, très sincèrement, que j’aurais pu représenter le Canada aux Jeux olympiques sans son aide et son soutien. Je lui en suis très reconnaissante.

 

Photo : gracieuseté de Michael Woods

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