Le ballet chez les garçons : la danse développe la force, l’équilibre et la discipline

Pour mettre à mal le stéréotype à l’égard du ballet, rien de mieux que d’aller directement à la source : les garçons qui adorent danser.

Kylan Wagner et Cayden Malo-Hillier en sont.

Ces deux jeunes amis de 12 ans font partie des élèves de sexe masculin de la prestigieuse École nationale de ballet du Canada. Kylan et Cayden sont en voie de devenir la prochaine génération des meilleurs danseurs de ballet du pays.

Ils sont passionnés et croient que davantage de garçons devraient essayer la danse.

Les auditions de l’École nationale de ballet du Canada se tiennent habituellement autour du mois de janvier et février.

Les jeunes peuvent aussi auditionner au moyen d’un DVD. Consultez le site Web de l’École pour obtenir les détails 2018.

Comme le dit Kylan à Actif pour la vie : « On s’amuse tellement! C’est une activité extraordinaire, tu ne penses à rien d’autre. »

Plus rien n’existe à part la danse, s’accordent pour dire les deux amis. On y apprend la discipline, on bâtit de la force et on s’amuse. « Le ballet est vraiment un bon exercice. Il améliore la posture, l’équilibre et renforce tous les muscles du corps. Il favorise aussi une saine compétition », de déclarer Cayden.

Il y a quelques années seulement, Cayden suivait des cours de hip-hop chez lui à Kitchener, en Ontario. Comme il souhaitait compétitionner, il devait apprendre d’autres styles de danse. « J’ai essayé le ballet et cela m’a plu », explique-t-il.

Averti par sa maman que l’École nationale de ballet du Canada tenait des auditions, il a tenté sa chance et y a été admis. Il ne l’a pas regretté.
« J’aime être sur scène et donner un spectacle, et j’aime battre mes propres records de danse. Et j’aime la musique. »

Pour sa part, Kylan a grandi à Eatonia, en Saskatchewan, avant de déménager à Toronto pour apprendre le ballet. Jeune hockeyeur typique des Prairies, il aimait aussi la musique, donner des spectacles et faire de la compétition. Comme sa maman possède un studio, Kylan avait été en contact avec la danse depuis l’âge de trois ans.

« J’adorais le hockey, mais je raffole aussi du ballet », conclut Kylan.

Les efforts et la ténacité de Kylan et de Cayden ont porté leurs fruits. En décembre dernier, les deux amis ont participé au ballet Casse-Noisette produit par l’École. Cette expérience a confirmé leur volonté de danser, disent-ils.

« Ça a été très enrichissant, confie Cayden. J’ai été témoin de tant de choses dans les coulisses que les simples spectateurs ne voient pas! »
Plus de 170 élèves sont inscrits au programme de ballet professionnel pour les jeunes de la 6e à la 12e année ainsi qu’au programme postsecondaire de l’École.
Une journée d’enseignement commence d’ordinaire à 8 h 15, et comprend toutes les matières, en plus de la danse. Les élèves rentrent chez eux vers 18 h 30 pour dîner, faire environ une heure de devoirs, puis se relaxer et aller au lit.

Vous ne verrez toutefois pas beaucoup de ces jeunes jouer pendant des heures à des jeux vidéo dans leurs temps libres.

« Bien souvent, on ne pense même pas aux jeux électroniques, assure Cayden. On est trop pris par le hockey en salle ou un autre sport. On va en groupe à la salle de jeux essayer toutes sortes de choses. On fait parfois une partie de football. »

Alors, quelles qualités doit habituellement posséder un danseur de ballet? Selon Laurel Toto, directeur de la section jeunesse de l’École, il doit avoir de la souplesse, le sens de la musique, de la coordination et un corps bien proportionné.

Nombreux sont les élèves qui partagent aussi l’amour du sport. M. Toto ajoute d’ailleurs que plusieurs d’entre eux ont déjà pratiqué la gymnastique, le patin, le hockey, le soccer, le basketball, l’athlétisme et la natation.

Et les hommes étant plus grands que par le passé, la taille des danseurs varie aujourd’hui de 1,70 à 1,90 m.
Certes, tous les garçons que le ballet intéresse ne fréquenteront pas l’École nationale de ballet du Canada. Mais l’apprentissage du ballet les enrichira néanmoins toujours, où qu’ils vivent.

« Le stéréotype veut que le ballet soit l’apanage des filles. Les garçons pensent donc que c’est trop facile pour eux, fait remarquer M. Toto. Mais ils se rendent comptent que c’est très exigeant physiquement. Le ballet, c’est vraiment difficile. »

Ce que préfèrent bien des garçons dans le ballet est le défi que représentent l’effort à fournir et la discipline requise pour réussir.
« Le ballet peut sembler facile quand on le regarde, mais quand on le pratique, on comprend à quel point c’est exigeant physiquement », précise M. Toto.
« C’est un véritable défi, et c’est cela que les garçons aiment. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *