Comment la marche a changé ma vie

Comment la marche a changé ma vie

Je n’ai jamais été très portée sur le sport, ni à l’école ni dans ma vie adulte. Je n’étais pas la dernière choisie pour les sports d’équipe, mais pas loin. Je trouvais toutes les excuses possibles pour m’exempter du cours d’éducation physique. J’ai tenu quatre séances quand mes parents m’ont inscrite à des cours privés de tennis et l’idée de participer à des activités sportives parascolaires me donnait froid dans le dos. Je ne me sentais jamais à ma place dans une atmosphère de compétition.

Comme adolescente, j’ai trouvé la camaraderie dont j’avais besoin dans le théâtre et les arts. Ces centres d’intérêt m’ont suivie au fil des années et je suis devenue une adulte aux passions sédentaires, comme la lecture, le cinéma, la cuisine et le tricot. Le jardinage était à peu près l’activité la plus sportive que je faisais. Mon attachement à la nature s’est toutefois transformé en amour des grands espaces.

Quand mon univers a été bouleversé à la suite du décès de ma mère, je me suis tournée vers la nature pour vivre mon deuil. J’ai cherché refuge dans les rayons de soleil sur mon visage, le vent dans mes cheveux et la myriade de sons que la nature a à offrir. Lassée de contempler ma cour, j’ai pris d’assaut la rue et je me suis mise à marcher.

Au début, je restais dans mon voisinage. Et après quelques semaines, je me suis aventurée plus loin. Je me suis retrouvée à échapper aux tristes souvenirs des 11 mois que j’ai passés à prendre soin de ma mère bien-aimée en marchant dans la nature. J’ai renouvelé mon adhésion à un parc naturel local et j’ai exploré les sentiers.

Promenade, exploration et randonnée

J’ai acheté de nouvelles chaussures de course. J’ai découvert les fonctionnalités de suivi de la santé sur mon iPhone et j’ai commencé à compter mes pas. Bientôt, je marchais cinq fois par semaine, au petit matin, brûlant des calories et levant lentement le voile de tristesse qui me gardait souvent clouée au lit. On dit qu’il faut 21 jours pour créer une habitude. Cette période de probation était écoulée et j’avais les enregistrements des kilomètres parcourus pour le prouver.

J’ai découvert que j’aimais passer devant les maisons de mon quartier et prendre note des espèces plantées dans leur jardin. Je remarquais les rénovations et les changements de décor saisonniers. Avec le temps, j’ai commencé à reconnaître les visages familiers des autres marcheurs des heures calmes du matin. Parfois, je me surprenais à leur sourire ou à leur lancer un « bonjour » poli, malgré la mélancolie qui envahissait mon cœur meurtri. Ils n’avaient aucune idée de ce que je vivais et moi non plus, je ne savais rien d’eux. Nous n’étions que des passants, avec chacun nos intentions. Certains marchaient pour garder la forme, d’autres pour promener leur chien. 

Au départ, je marchais parce que c’était facile. Maintenant, je marche avec un but. La marche, c’était ma motivation pour sortir du lit le matin. Cela me permettait de me vider l’esprit de toutes les questions qui, je le savais bien, resteraient sans réponses. Je marchais pour prendre une pause mentale de l’angoisse du deuil qui me consumait depuis le départ de la personne la plus importante dans ma vie. Je ne faisais pas de cardio. Je n’en avais pas besoin. Je marchais simplement pour moi. 

Si vous pensez à faire de l’exercice, mais que vous manquez de motivation pour trouver l’activité qui vous convient, je vous recommande vivement la marche. Ne vous condamnez pas à l’échec en joignant une équipe dans laquelle vous savez déjà que vous ne vous présenterez pas.

Commencez en douceur. Faites-en tranquillement une habitude. Voici comment.

Je vous propose quelques conseils utiles pour vous aider à commencer à bouger et à ne pas abandonner : 

  • Choisissez le moment de la journée qui vous convient et n’en dérogez pas dans la mesure du possible.
  • Écoutez de la musique ou un balado pour maintenir votre niveau d’énergie.
  • Procurez-vous de bonnes chaussures de course.
  • Modifiez votre itinéraire afin de ne pas vous lasser de voir la même chose.
  • Joignez-vous à un club de marche si la présence d’autres personnes vous motive.
  • Ayez un plan B en cas de mauvais temps, comme un tapis roulant ou un abonnement à un centre de conditionnement physique (ne changez pas votre routine pour quelques gouttes de pluie!).
  • Procurez-vous un outil pour suivre vos progrès. Plus vous progresserez, plus vous vous sentirez motivé à respecter votre programme.

Certains de ces trucs m’ont aidée à me sentir plus responsable. Par exemple, j’ai découvert que le fait de marcher en me levant le matin me motivait à démarrer ma journée. Une fois mon exercice effectué, je ressentais une impression d’accomplissement qui me gardait de bonne humeur et me poussait à continuer mes activités.

En cas de pluie, j’enlevais le linge qui séchait sur le tapis roulant et m’en servait. Je ne voulais pas sauter un jour, car j’avais mis beaucoup d’efforts pour créer cette habitude et je tenais à ne pas la défaire. Ce sentiment de responsabilité a renforcé ma confiance et au bout de quelques mois, je marchais plus de cinq kilomètres tous les jours. Avec le temps, ma tristesse a commencé à s’atténuer.

Je n’avais pas l’intention de courir un marathon de sitôt. Je marchais simplement pour moi, parce que les avantages dépassaient largement les inconvénients, puis ma peine a diminué. La marche m’avait sauvée pendant la période la plus traumatique de ma vie, et maintenant, j’avais la piqûre.

Désormais, tout ce que je désire, c’est de continuer à marcher parce que c’est bon pour ma santé mentale et que je le mérite.


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