Father and son hike together.

Des conseils pour bouger avec un enfant non sportif

L’amour que mon père et moi partagions pour les sports d’équipe fait partie de mes plus doux souvenirs d’enfance. Ce papa, un des plus athlétiques du quartier, m’accompagnait aux matchs et m’encourageait. Il avait toujours du temps pour jouer à lance et attrape ou m’emmener patiner. Quand j’ai été père à mon tour, j’étais sûr que la complicité avec mon enfant passerait par le sport.

Loin de moi l’idée que mon fils devienne un sportif professionnel : je souhaitais simplement qu’il grandisse en vivant la même chose que moi et qu’il en garde de bons souvenirs. Je voulais aussi partager avec lui ces activités que j’aimais tant.

Mais la réalité a été tout autre : le sport, ce n’était pas son truc. Ce constat m’a obligé à revoir ma définition de la relation père-fils.

Le sport n’est pas le seul moyen d’être actif

J’avais un fils intelligent, intéressant, bavard, enjoué et on aimait passer du temps tous les deux… mais il n’était pas sportif.

Ma femme et moi étant de grands amateurs de plein air, on l’a très tôt emmené camper et se promener dans le bois. Ces activités lui plaisaient.

Avant même qu’il ait l’âge de pratiquer un sport, j’ai fait en sorte qu’on passe plein de temps à courir partout, à jouer au parc, bref, à être actif.

À ses quatre ans, comme de nombreux papas, je l’ai inscrit au tee-ball. Il paraissait bien saisir le jeu, mais n’y prenait aucun plaisir. Le sport à la télé ne l’intéressait pas, ni apprendre à lancer une balle. Il ne voulait même pas taper dans un ballon.

La prise de conscience que mon fils ne serait jamais sportif, au sens où j’entends ce mot, ne s’est pas faite en un jour : je l’ai compris au fil du temps. Cela nous a amenés, ma femme et moi, à réfléchir à d’autres activités et aux bonnes habitudes à prendre pour qu’il mène une vie saine et active.

À la découverte de nouvelles activités

Même s’il a fallu batailler, on a veillé à ce que notre fils sache nager et patiner, deux habiletés indispensables parmi d’autres.

On s’est procuré un demi-vélo que j’ai fixé à l’arrière du mien pour qu’il s’entraîne à pédaler et à tenir le guidon pendant nos sorties. Quand il a su faire du vélo, on est partis en petites excursions : de très bons moments, pour lui comme pour moi.

On est aussi devenus des géocacheurs : cela donnait un but à nos balades dans la nature, rendant des activités comme la randonnée et le camping plus ludiques.

Habitant à Ottawa, à deux pas de la plus grande patinoire du monde, je l’emmenais souvent patiner sur le canal Rideau, tire sur la neige et chocolat chaud compris.


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Le résultat…

On ne s’est pas trop mal débrouillés.

On a randonné et campé dans toutes les régions où on a vécu ou voyagé : l’Ontario, le Québec, Terre-Neuve, les Maritimes et le Midwest américain.

À la fin de son secondaire, notre fils a décroché un emploi d’été dans un parc provincial, comme interprète de la nature.

Aujourd’hui à l’université, il aime toujours la randonnée et le camping et voudrait exercer un métier qui lui permettrait de passer du temps dehors, en pleine nature. Il sait aussi que la marche est un bon remède contre le stress. D’ailleurs, quand il nous téléphone pour prendre des nouvelles, c’est souvent pendant une de ses balades à pied.

Quant à moi, je partage toujours avec lui ce que j’aime tant : l’activité physique.

Ce que je retiens

Je sais aujourd’hui qu’on n’a pas besoin d’être doué en sport pour avoir un mode de vie actif et l’apprécier.

J’ai aussi découvert qu’activité physique ne rime pas forcément avec compétition, mais obligatoirement avec plaisir.

Au final, j’ai surtout appris à comprendre les besoins de mon fils et à m’y adapter. Faire des activités que notre enfant aime n’est pas difficile, changer notre définition de la parentalité active exige, en revanche, un effort.

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